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Fin de la rédaction manuelle des certificats !
Fruit d'une collaboration entre la commune urbaine de Fès, le Centre canadien de recherches pour le développement international (CRDI) et l'Université Al Akhawayn (Ifrane) à travers son laboratoire ICT4D (Information and Communication For Development), «e-Fès» contribue depuis son application en 2005 à révolutionner le service local et consolider l'édifice national de l'administration numérique.
Valorisation des ressources humaines
Ce système, dont les premiers résultats de son application ont été présentés récemment à Ifrane, a ainsi permis la dématérialisation des processus de traitement de l'information, le gain de temps, la mise en ligne de services
au profit du citoyen, l'élimination des tâches répétitives et la valorisation
des ressources humaines.
Les fonctionnaires du bureau d'état civil peuvent ainsi tirer bénéfice des nouvelles technologies de l'information, en leur permettant une meilleure saisie et exploitation de la base de données relatives aux registres des citoyens.
Autres avantages de ce système : le bilinguisme (Arabe et Français) et son interface graphique intuitive et simple à utiliser même pour les concitoyens illettrés.
Pour l'équipe de l'ICT4D, qui a travaillé depuis 2003 sur la conception, le développement et la mise en place de ce projet, «cette plate-forme, déployée aujourd'hui à Fès, Ifrane, El Hajeb, Larache et à Boumalne Dades, est une véritable réussite dans la mesure où elle a permis l'informatisation et la numérisation des registres du bureau d'état civil, l'édition et la livraison électroniques de quelques services orientés vers le citoyen».
Ce projet de recherche novateur, qui a nécessité 6 années de travail, d'apprentissage et de développement et plus de 7 millions de DH de fonds directs, a le mérite, selon eux, d'avoir un impact tangible sur le citoyen.
Sa force réside aussi dans son utilisation d'outils techniques ouverts et accessibles à tous, sa démarche permettant un transfert technologique rapide et efficace de l'université vers les collectivités locales, sa capacité de nouer un partenariat public/privé/université/commune fort, actif et diversifié et sa création d'une valeur économique considérable, estiment-ils.
La succession des prix nationaux et internationaux obtenus par ce projet est la meilleure preuve de son succès. Il a ainsi décroché, entre autres, le Prix national de l'administration numérique (e-Mtiaz 2006), le Prix international TIGA 2007 (Technology in Government in Africa), décerné par la commission économique de l'Onu pour l'Afrique, le Prix du service public des Nations unies 2007 et le Prix du meilleur projet de recherche dans le monde arabe en 2008.
Après la réussite socio technologique et organisationnelle de cette plate-forme, un stade plus avancé de l'administration numérique est désormais ciblé par les concepteurs du projet. Il consiste en l'interconnexion des bureaux d'état civil, en utilisant des technologies de connectivité sans fil du type fibre optique, wifi, wimax et câble coaxial.
Les initiateurs du projet travaillent de même sur l'élaboration d'un modèle de propagation des fréquences hertziennes adapté aux villes et contexte marocains, l'élaboration d'une feuille de route pour d'autres communes et l'évaluation formelle de l'impact sur la bonne gouvernance résultant du déploiement d'un réseau de connectivité communautaire et à accès universel et équitable homme-femme.
Par MAP
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