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| Bébé d’un an pieds nu dans la neige! ce n’est pas en Afghanistan ni au Népal, c’est bien chez nous! à Aït Attou Moussa. Un village enclavé, relevant de la commune rurale de Tilmi dans le haut Dadès où la population défavorisées est loin des rudiments d’une vie du XXl siécle. |
Encore une fois la pauvreté dans notre région bat tout les records, la 7e édition du Grand Prix national de la presse pour cette année, est attribué à Amin Rboub, journaliste au quotidien l’Economiste pour son reportage «Voyage au cœur de la Vallée des pommes». C’est le même reportage que nous avons publié sur le site Dades-infos le mois d’avril passé sous le titre: La vallée du Dadès , C’est encore le Moyen Âge. Le journaliste s’est rendu avec une équipe des reporters (photographe et journaliste) à Aït Attou Moussa. Un village enclavé, relevant de la commune rurale de Tilmi dans le haut Dadès où la population vit dans le froid et, pire encore, dans l’isolement total. Dans cette localité perchée à 3.000 mètres d’altitude, les habitants passent 3 à 4 mois par an au milieu des neiges en hibernation! La température descend jusqu’à -10 degrés l’hiver à l’aube.
L’état délabré des routes, la neige et les risques encourus dissuadent les plus téméraires de se rendre en hiver dans ce coin perdu.
Selon le rapport 2004 du HCP sur la pauvreté, la zone couverte par le reporter (Msemrir, Aït Attou Moussa, Tilmi…) figure parmi les plus indigentes, avec un taux qui oscille entre 30 et 40%.
Le reportage avaient marqué les esprits, plusieurs lecteurs ont contacté la rédaction de quotidien pour voir comment venir en aide à cette bourgade haut perchée. «Trois semaines plus tard, deux camions chargés de 25 tonnes de vivres, de couvertures, de médicaments, de chaussures… arrivent au village, au grand bonheur de la population», témoigne le reporter.
Plus récemment encore, une caravane médicale a fait le déplacement début novembre dans la bourgade en question. Médecins généralistes et spécialistes, pharmaciens, infirmiers, aide-soignants, radiologues, techniciens… se sont rendus sur les lieux. Les caravaniers ont distribué deux tonnes de médicaments à Tilmi et Aït Attou Moussa (600 à 700 habitants). Plus de 1.000 consultations ont été effectuées. Certains ont découvert pour la première fois ce à quoi ressemble un médecin. Plusieurs maladies infectieuses ont été diagnostiquées. «Elles constituent plus de 90% des cas. C’est un pourcentage jamais vu au Maroc ni ailleurs», s’étonne le président de la Mutuelle générale des pharmaciens et professionnels de la santé.
Douze cas graves, dont un cancer de foie avancé ont été diagnostiqués. Ils seront tous pris en charge à Rabat. En revanche, les infections sexuellement transmissibles (IST) n’existent pas dans cette zone. «C’est un indice d’enclavement», d’après les médecins.
Tout ça, se passe au XXl siécle dans notre pays, l’état a abandonné completement cette zone, il préfère aider les pays étrangers que ses propres citoyens, et nos organisations politiques se manifistent par tous au Maroc voir à Boumalne et Ouarzazate pour se tenir les gens à des milliers de kilometres d’ici.
Le cas d’Aït Attou Moussa n’est pas le seul ni le pire, car si cette équipe a réussi a les rejoindre en voiture, il existe des endroit complètement inaccessible dans les hautes vallées comme Ozighimte où Les malades ne cherchent à se soigner que quant ils atteignent un stade critique. Transportés à dos de mulets, les malades, même torturés, doivent se patienter durant deux jours avant d’arriver au bout des premières pistes.
Il est vraiment honteux et révoltants de laissar ces populations dans ces conditions pourtant notre pays, se lance actuellement dans des projets des autoroutes, des golfs et le TGV. Un état qui pratiquer une politique discriminatoire contre ces citoyens et ces régions, il pratique le favoritisme même dans les politiques de développement, si on’a pas la chance d’avoir une place au sein de l'équipe dirigeante, nous droit sont bafoué, l’affaire de projet de l’hôpital de Boumalne est le meilleurs exemple.
Bananir